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A l’écoute du Vent…
Tu dessines les nuages sur un fond de toile bleue Tel un peintre un peu fou tes œuvres sont bizarres Ton humeur est fantasque, tu joues avec les dieux Quelque fois courant d‘air, ou cruel Blizzard.
Comme un souffle divin, tout la haut dans les cieux Tu diriges le temps, tu commandes aux saisons, Le ciel dépend de toi, tu fais ce que tu veux Seras-tu Sirocco ou terrible Aquilon ?
Je t’aime en Alizé, tu es tout de velours Ou tel le Zéphyr doux et chaud comme l’amour La Brise qui effleure ma peau tout en douceur Ou tendre sirocco qui réchauffe mon cœur.
Sans raison tu t’enflammes et tu deviens Typhon Indomptable Tornade, tempête, tourbillon Tu répands la souffrance, les cris les larmes le sang. La haine est dans ton cœur implacable ouragan
Tour a tour conquis ou alors conquérant Tu sembles dire à l’Homme, en ces terribles instants : Arrête de franchir les limites du temps redeviens raisonnable Tu ne peut rien contre moi…minuscule grain de sable…
Vendredi 02 Mai 20081 commentaire(s)
ACCOUTUMANCE
La bête est sanguinaire et jamais rassasiée Tapie au fond de toi, elle te ronge sans cesse Elle veut te dévorer totalement cette ogresse Son destin c’est de tuer et elle est sans pitié.
Trop tard tu es piégé car tu as commencé Elle te guettait la bête très fort elle espérait Car il lui faut son lot tous les jours de victimes Ainsi elle tend des pièges et multiplie ses crimes
Toi tu es innocent, trop faible pour la diablesse Et tes bons sentiments ne pourront rien contre elle Elle se jouera de toi chaque fois plus cruelle Tu n’as qu’une seule issue affronter tes faiblesses
Sinon tu vas tout perdre inexorablement Tu y laisseras ta peau, ta femme tes enfants Tu seras la victime mais aussi le bourreau Ne te laisse pas faire, mène la au tombeau.
Il faut que tu racontes Que tu parles aux amis De tes peines , de tes peurs Tu ne dois pas avoir honte Surmontes tes terreurs L’Alcool est ton ennemie…
Tags associés : Accoutumance
Vendredi 02 Mai 2008Poster un commentaire
INTEMPOREL…
Il est né avec moi ce beau mois de septembre, Il était invisible, mais présent dans la chambre. Depuis, où que je sois, quoique je fasse, il m’accompagne
J’aime quand il ralenti un peu, Dans mes tendres moments heureux Mais ce n’est pas souvent bien au contraire Car justement , c’est là, je trouve qu’il accélère. Les heures sont des minutes, quelques fois des secondes Moi qui aimerais tant arrêter cette ronde!
Mais quand je pleure, que je suis malheureuse Je crois qu’il me regarde, car il s’est arrêté Il s’étire, il est long, il ne passe jamais. Jamais il n’est comme ça quand je suis amoureuse
Il possède le don d’apaiser les tourments De diminuer les instants malheureux Pour ne laisser la place qu’aux souvenirs plaisants. On le ressent surtout lorsque l’on devient vieux…
Il est plus tolérant, il ne laisse en mémoire Que les meilleurs moments de notre pauvre histoire Pourtant et malgré tout, nous n’avons pas le choix, Que l’on soit jeune ou vieux , il nous dicte sa loi.
Vous avez deviné ce curieux personnage Il est universel, d’ailleurs il n’a pas d’âge, C’est un état d’esprit,il est intemporel Il dirige nos vies,il est sempiternel Il ne me quittera pas,Il reste en la demeure, Il sera toujours là, jusqu’à ma dernière heure Alors pour moi seulement et à cet instant là, Que je le veuilles ou non le Temps s’arrêtera…
Tags associés : Intemporel
Vendredi 02 Mai 2008Poster un commentaire
CET INSTANT -LA…
J’aime cet instant-là… À l’heure où nos corps se posent Quand l’amour nous métamorphose.
J’aime cet instant-là… À l’heure où tout s’arrête, Quand le désir nous guette.
J’aime cet instant-là… Quand les paroles sont inutiles Que nos regards deviennent tactiles.
J’aime cet instant-là… Quand la lumière devient ombre Et qu’enfin je succombe.
J’aime cet instant-là… Lorsque dans un ultime cri Nous touchons ensemble les portes du paradis.
Enfin j’aime cet instant, Où blottie tout contre toi mon amour Je me sens protégée jusqu’à la fin des jours…
Tags associés : instant
Jeudi 01 Mai 2008Poster un commentaire
J’ENRAGE…
J’enrage de repenser à ce sable mouvant A tout ce marécage Qui soudain, sans partage, A englouti nos vies et tous nos bons moments.
J’enrage lorsque je te revois Complètement démoli par cette maladie Vivant sans souvenirs, totalement ahuri! Errant au long des jours. Pourquoi?
J ‘enrage d’imaginer nôtre vie à trente ans, Nôtre amour épanoui, comblé par nos fillettes Qu’avions-nous fait de si déshonorant Pour que soudainement, tout s’éparpille en miettes?
J’enrage de m’être sentie totalement impuissante Je t ‘ai soigné pourtant, en espérant tellement! Mais le destin en avait décidé autrement. Je me suis retrouvée atterrée, gémissante.
J’enrage moins souvent, mais surtout en silence Le temps a fait son œuvre, la cicatrice est là. Je me laisse parfois aller aux confidences Surtout ne pas sombrer, se raccrocher au mât.
J’enrage d’enrager pour rien quelle misère! C’est bon de se laisser aller pourtant, parfois. Mon Ami, mon Amant, mon Mari leur Père Espérer tout là haut d’être à nouveau à toi…
Tags associés : enrage
Jeudi 01 Mai 2008Poster un commentaire
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